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Base de données des enseignements et séminaires de l'EHESS

Histoire, culture, et société dans l'empire vénitien

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

1er et 3e lundis du mois de 15 h à 17 h (Campus Condorcet, salle 0.018, bâtiment Recherche Sud, Cours des Humanités 93300 Aubervilliers), du 4 novembre 2019 au 18 mai 2020. Les séances des 6 et 20 janvier sont annulées. Séance supplémentaire le 30 mars (salle 2, 105 bd Raspail 75006 Paris)

Notre séminaire abordera principalement les problèmes de la ville cœur de l'empire, Venise, en cherchant à les articuler au « Stato da Terra » et da « Stato da Mar » entre le XIIe et XVIIIe ; ainsi qu'aux relations conflictuelles et/ou pacifiques avec les empires ou états rivaux maritimes ou terrestres, ottoman et espagnol, des Habsbourg, etc. ou encore les organisations, extra territoriales, infra étatiques, formelles ou non, tels les corsaires, pirates, corporations, etc.
Les séances porteront sur des présentations de textes, de documents historiques, de fonds d’archives ou de recherches doctorales en cours, de chercheurs confirmés ou débutants, publiés ou non, des questions de recherches particulières, relevant de problématiques, économique, sociales, institutionnelles ou culturelles.

Lundi 20 janvier 2020 : Reporté Chantiers de Terre et Chantiers de Mer (Séance I)

Lundi 3 février 2020 : Nicolas Moucheront (EHESS/IUAV), « Les métiers vénitiens au Palais des doges (XIVe-XVIIe siècle) »

Les chapiteaux du portique du Palais des doges réalisés aux XIVe et XVe siècles accordent une large place aux représentations des métiers. Il serait cependant plus approprié de parler de palais communal pour ces deux ailes de l'édifice qui font face au bassin de Saint-Marc et à la Piazzetta. Elles abritaient en effet les principales cours de justice de la République ainsi que la salle du Grand Conseil, alors que la résidence du doge a toujours été cantonnée dans l'angle de la cour situé auprès de la basilique.

Les liens entre corporations et institutions vénitiennes ont récemment fait l'objet d'un livre remarquable de Richard Mackenney. Longtemps limités à la période médiévale, les travaux relatifs aux corporations replacent désormais ces corps intermédiaires dans le panorama plus vaste des confraternités religieuses. Le foisonnement de telles confraternités, qui prolifèrent aux XVIe et XVIIe siècles, impose une vision dynamique des institutions vénitiennes.

Les lieux de représentation de la population ne sont en effet pas seulement les assemblées de patriciens qui se réunissent au Palais des doges. Le décor que reçoivent les lieux de réunion des corps intermédiaires contribue à l'image d'ensemble de la République de Venise, qu'il s'agisse d'un simple autel dans une église paroissiale ou d'une fastueuse scuola. Les récentes expositions consacrées au Tintoret, ont ainsi mis en lumière les spécificités de la commande artistique des corporations et l'interprétation personnelle des thèmes iconographiques traditionnels que l'artiste propose au Palais des doges.

Ces travaux récents nous aiderons à analyser les transformations architecturales que le palais médiéval connaît aux cours des XVIe et XVIIe siècles.

Nous en discuterons avec Valérie Nègre (Paris I)

Lundi 2 mars 2020 : Intervention reportée à une date fixée ultérieurement Christophe Austruy (EHESS/ISG), « L’Arsenale comme un chantier (XIVe et XVIIe siècles) : 1104, Dante et l’Officina delle Meraviglia »

Notre attention se portera sur les dynamiques de construction qui ont présidé historiquement à la constitution du grand complexe militaro-industriel de l’Arsenale dans son ensemble circonscrit définitivement au début du XVIIe (1620).

L’Arsenal pouvant ainsi se comprendre de manière très différente selon l’époque à laquelle on se réfère et suivant la logique productive, architecturale, environnementale, etc. que l’on étudie. Nous nous intéresserons particulièrement à la manière de décomposer l’Arsenal en pôles d’activités économiques séparées et diversifiées (avec le chantier naval comme unité de base) qui se sont à chaque époque révélés comme des défis à relever, des choix à assumer et des solutions rationnelles à faire émerger tant bien que mal ; et non pas comme les titres et mythes nombreux portés par l’Arsenale dont un Officina delle Meraviglie serait le parangon atemporel.

Lundi 16 mars 2020 : Intervention reportée à une date fixée ultérieurement Katia Martignago (IUAV), « Admiranda Urbis Venetae : disegni di architettura dalla Venezia del Grand Tour »

Il titolo del presente contributo prende spunto dal nome di una raccolta di disegni di edifici veneziani conservata nella Biblioteca di Re Giorgio III ora alla British Library. I fogli, in origine posseduti da Joseph Smith, sono tradizionalmente riferiti ad Antonio Visentini e alla sua bottega, cui è ricondotto un corpus di oltre mille disegni.

Recenti studi hanno screditato questa attribuzione e individuato alcuni disegni autografi di Visentini, rendendo necessaria la riconsiderazione dei fogli tradizionalmente riferitegli. Tale operazione apre nuovi orizzonti per uno studio del disegno di architettura a Venezia nei decenni centrali del Settecento. Si tratta di un contesto poco noto, di cui cercheremo di delineare alcuni tratti a partire dalla collezione di disegni di architettura assemblata da John Stuart, III Conte di Bute. L’ex primo ministro inglese tra 1768 e 1771 trascorse diversi mesi in Italia e al ritorno in patria portò con sé un raccolta di oltre 600 disegni di edifici italiani che annovera principalmente architetture veneziane.

Nous en discuterons avec Pascal Dubourg-Glatigny (EHESS)

Lundi 30 mars 2020 (salle 2, 105 bd Raspail 75006 Paris) : Intervention reportée à une date fixée ultérieurement Antonio Cipullo (Università degli studi di Udine), « La retorica della vittoria durante la perdita della Morea: il monumento al Maresciallo Von der Shulemburg a Corfù »

Nonostante stesse per perdere l’intera Morea, conquistata neanche mezzo secolo prima da Morosini il Pelponessiaco, e si accingeva a firmare la Pace di Passarowitz (1718), quella pace che avrebbe sancito l’inizio della letale neutralità veneziana, la Repubblica ebbe la necessità di celebrare l’estenuante e valorosa difesa di Corfù operata dal Feldmaresciallo Johann Matthias von der Schulenburg. Così, a guerra ancora non terminata, a fine 1716, andando anche contro la consuetudine veneziana che mal accettava le pubbliche celebrazioni di personalità politiche o militari ancora in vita, il Senato incaricò il Savio alle Scritture (oggi sarebbe un ministro della difesa), di bandire un concorso per la costruzione di un monumento dedicato al Feldmaresciallo da porre nella piazza centrale di Corfù.

L’immagine del monumento, coronato da spettacolare scultura in mano di Antonio Corradini, ebbe una certa diffusione già in età contemporanea, considerando che tra il 1717 e il 1718 Andrea Zucchi ne aveva dato alle stampe una fedele riproduzione. Sarà dunque analizzata la retorica dell’immagine e il valore politico e simbolico di un così raro caso di sincera e pubblica celebrazione individuale.

Le programme des séances suivantes communiqué ultérieurement.

 

Intitulés généraux :

Centre : CRH - Centre de recherches historiques

Adresse(s) électronique(s) de contact : christophe.austruy(at)ehess.fr

Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 13 mars 2020.

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