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L'Antiquité de la Renaissance (1) : philosophie et théologie, Florence, 1471-1497

  • Pierre Bouretz, directeur d'études de l'EHESS ( CéSor )

    Cet enseignant est référent pour cette UE

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Mardi de 17 h à 19 h (salle A03_35, 54 bd Raspail 75006 Paris), du 7 janvier au 23 juin 2020

Après quelques saisons passées dans les derniers siècles de l’Antiquité philosophique, on ouvrira cette année une enquête inédite. Nouveauté il y aura, si l’on songe que douze siècles séparent Porphyre de celui qui se trouvera au cœur de l’intrigue. Mais nouveauté pourtant relative, dans la mesure où il sera question à proprement parler d’une renaissance : d’auteurs, de problèmes et de projets qui avaient peu ou prou disparu durant le Moyen Âge. La période qui va nous occuper est celle du retour de Platon et Plotin, pour l’essentiel entre les mains d’un même homme, Marsile Ficin. 

Mais il ne s’agira pas seulement de retrouver un (néo)platonisme que l’on avait quitté au moment de la fermeture de l’École d’Athènes en 529. Les dates indiquées pour une chronologie qu’il faudra bien sûr élargir sont celles des publications par Ficin de deux traductions : de ce qui était alors disponible du Corpus hermeticum ; de la réponse de Jamblique à Porphyre au sujet de la théurgie, intitulée par lui De mysteriis. Le fait que Ficin ait édité Hermès Trismégiste avant même de s’occuper de Platon offre un indice de son projet, qui est aussi celui d’un milieu : mettre au jour, décrire et défendre une Prisca theologia, nourrie de ce que de grands auteurs chrétiens de l’Antiquité avaient nommé « sagesses barbares ».

L’histoire de l’appropriation grecque de ces dernières s’était déroulée dans un régime de concurrence entre apologètes chrétiens et philosophes « païens », les premiers visant à faire d’elles des composants de ce qu’Eusèbe de Césarée appelait une Préparation évangélique. On cherchera à montrer qu’en redonnant vie à Hermès, Zoroastre, Orphée et quelques autres, Ficin s’inscrivait plutôt dans les pas de Proclus. Auteur comme lui d’une Théologie platonicienne, il s’appliquait à poursuivre son entreprise dans des conditions nouvelles : réaliser une synthèse des grandes théologies et prouver qu’elles s’accordent avec la philosophie de Platon. La réapparition des dieux et mystères païens au Quattrocento a beaucoup occupé les historiens de l’art et c’est du point de vue de l’histoire de la philosophie que l’on cherchera à la comprendre. Une saison n’y suffira pas, mais on commencera de questionner cette proposition de l’un de ces historiens : « chaque époque a la Renaissance de l’Antiquité qu’elle mérite »

Aires culturelles : Europe,

Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire annuel (48 h = 2 x 6 ECTS)

Mentions & parcours :

Domaine de l'affiche : Philosophie et épistémologie

Intitulés généraux :

  • Pierre Bouretz- Religion et société
  • Renseignements :

    par courriel.

    Direction de travaux d'étudiants :

    Mercredi et jeudi après-midi, EHESS, B 03-14, 54 bd Raspail 75006 Paris.

    Réception :

    sur rendez-vous par courriel.

    Niveau requis :

    projet écrit + entretien.

    Adresse(s) électronique(s) de contact : bouretz(at)ehess.fr

    Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 2 octobre 2019.

    Contact : service des enseignements ✉ sg12@ehess.fr ☎ 01 49 54 23 17 ou 01 49 54 23 28
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