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Base de données des enseignements et séminaires de l'EHESS

Généalogie des sciences sociales du religieux

  • Mathieu Béra, maître de conférences à l'université de Bordeaux (TH) ( CéSor )
  • Alexandra Delattre, professeur agrégée ( CéSor )
  • Dominique Iogna-Prat, directeur d'études de l'EHESS, directeur de recherche au CNRS (*) (TH) ( CéSor )

    Cet enseignant est référent pour cette UE

  • Pierre Lassave, directeur de recherche émérite au CNRS ( CéSor )

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

Jeudi de 15 h à 19 h (Campus Condorcet, Cours des Humanités 93300 Aubervilliers), du 7 novembre 2019 au 4 juin 2020. Cf. calendrier des séances et salles ci-dessous

  • Jeudi 7 novembre 2019 : salle 3.10 (Campus Condorcet, centre de colloques)
  • Jeudi 28 novembre 2019 : salle 3.10 (Campus Condorcet, centre de colloques)
  • Jeudi 9 janvier 2020 : lieu fixé ultérieurement
  • Jeud 23 janvier 2020 : salle 3.10 (Campus Condorcet, centre de colloques)
  • Jeudi 27 février 2020 : lieu fixé ultérieurement
  • Jeudi 26 mars 2020 : salle 0.019 (Campus Condorcet, bâtiment Recherche Sud)
  • Jeudi 7 mai 2020 : salle 0.019 (Campus Condorcet, bâtiment Recherche Sud)
  • Jeudi 4 juin 2020 : salle 0.006 (Campus Condorcet, bâtiment Recherche Nord)

Sur la base d’une des définitions étymologiques de « religion » comme ce qui « fait lien », l’objet de ce séminaire collectif, organisé par le Centre d’études en sciences sociales du religieux (CéSor) en coopération avec la Maison Auguste Comte, est de contribuer à une réflexion d’ensemble sur l’émergence, entre 1820 et 1920, des sphères disciplinaires (anthropologie, littérature, philosophie, sociologie, sciences politiques) en charge du social. C’est un travail « généalogique » qui a pour but d’éclairer la genèse de nos pratiques intellectuelles, souvent devenues myopes dans leurs finitudes, pour mieux faire saisir les logiques d’ensemble d’une histoire globale des sciences sociales.

1. La sociologie religieuse de Durkheim avant les Formes (1879-1895)

En réponse aux attaques du polémiste catholique Simon Deploige, Durkheim écrivit en 1907 qu’il avait eu une « révélation » en 1895, et qu’il avait dû reprendre à nouveaux frais tous ses travaux antérieurs. 1894/1895 est la date de son premier cours de sociologie religieuse, perdu. À l’occasion de ce séminaire, on se propose de le recomposer à partir des nouveaux matériaux amassés depuis une dizaine d’années : cours de sociologie criminelle de 1893, emprunts de Durkheim dans les bibliothèques depuis ses études à l’École normale supérieure, cours de Bordeaux en général, références bibliographiques de sa thèse soutenue en 1893. Le but est de revenir en arrière, d’essayer de reconstituer ses cheminements, ses « tâtonnements » comme il le disait lui-même, qui l’ont mené à placer le religieux au cœur de son entreprise de fondation de la sociologie, et cela bien avant la parution des Formes élémentaires.

2. Religions et utopies sociales

La période post-révolutionnaire est, comme disait Tocqueville, le temps des « sociétés imaginaires », des grandes utopies sociales qui forment le terreau de la tradition sociologique, de Saint-Simon et Comte jusqu’à Durkheim et Weber, lesquels instaurent la sociologie comme champ d’étude et « troisième culture ». Pourquoi les reconstructeurs de société font-ils retour au sacré ? Pourquoi tant de résurgences religieuses après les commotions révolutionnaires ? En quoi l’Église reste-t-elle une référence obligée pour tout apprenti sociologue en quête d’universel communautaire ? En quoi et jusqu’où les apprentis sociologues puisent-ils au répertoire traditionnel du christianisme ? Comment peuvent-ils le faire en contexte d’éclectisme et de relativisme sceptique face à la diversité des religions ? Y-a-t-il, en somme, un « âge théologique de la sociologie » comme l’a prétendu François-André Isambert à propos de Buchez, et qu’entendre par « théologie » à l’âge de formation des sciences morales puis sociales ? Au miroir des multiples formes de discours (théoriques ou littéraires) consacrées à la « comédie » des hommes s’efforçant de faire communauté, on s’intéressera aux mille et une constructions de société, à une époque où l’Église romaine elle-même entend être une « société parfaite », une « société complète ».

Aires culturelles : Transnational/transfrontières,

Intitulés généraux :

  • Dominique Iogna-Prat- Les « territoires » de l’Église. Médiévistique et sciences sociales des religions
  • Centre : CéSor - Centre d'études en sciences sociales du religieux

    Adresse(s) électronique(s) de contact : d.iogna-prat(at)wanadoo.fr

    Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 23 septembre 2019.

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