Logo EHESS

baobab
Base de données des enseignements et séminaires de l'EHESS

Histoire sociale de l’Afrique : héritages et marges de la parenté

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

De 9 h à 17 h (EHESS-Marseille, salle A, Centre de la Vieille-Charité, 2 rue de la Charité 13002 Marseille), les 26 et 27 novembre 2019, 27 et 28 avril 2020

Ce séminaire est organisé par : Silvia Bruzzi, Anne Hugon, Henri Médard, Violaine Tisseau et Elena Vezzadini.

Ce séminaire vise à devenir un point de rencontre pour les étudiants et les chercheurs qui travaillent sur l’histoire sociale d’une Afrique s’étendant du Caire au Cap, une Afrique qui se noue au-delà des frontières nationales, à travers les circulations et les échanges multiformes des individus et des groupes dans un espace connecté avec la Méditerranéenne et l’Asie à travers la Mer Rouge et l’Océan Indien et au-delà avec les mondes atlantiques européens et américains.

L’Afrique des XIXe-XXe siècles est un espace impérial extrêmement dense (entre empires ottoman, omanais, britannique, français, allemand, italien, et portugais), dont l’histoire est marquée par des tensions de nature économique et géopolitique mais aussi raciale et religieuse... Sans négliger le poids des questions politiques nationales et internationales et des systèmes impériaux, l’approche de ce séminaire reste avant tout sociale. Un large espace sera dédié aux questionnements méthodologiques dans l’écriture d’une histoire sociale s’appuyant sur des sources hétéroclites. Le point de départ, désormais consolidé, est que la construction des archives et la production de sources, ainsi que leur utilisation pour l’écriture de l’histoire, sont des actes chargés, intimement liés à un système de savoirs et de pouvoirs. Aussi, la cristallisation d’un récit "crédible" a souvent moins à voir avec ce qui s’est passé qu’avec l’« histoire de l’histoire », ou encore avec l’histoire de la mémoire. Par conséquent, ce séminaire propose de remettre en question les narrations par le haut en utilisant l’archive « contre elle-même », pour reprendre l’injonction d’Ann Laura Stoler. Le recours aux sources externes aux archives d’État (archives privées, collections de récits oraux ou encore circulation de certains répertoires musicaux ou de certains objets) participe pleinement à cette démarche.

Pour autant, il ne s’agit pas simplement de trouver des sources « alternatives » qui seraient plus « justes » ou plus « crédibles » et qui invalideraient certains récits dominants. Notre propos, au contraire, est de procéder par juxtaposition, c’est-à-dire confronter le récit qui s’esquisse à partir de différent types de sources – quand celles-ci sont disponibles – et interroger les contradictions générées par cette comparaison. En effet, on comprend le fait d’intégrer des sources « alternatives » comme des générateurs de complexité. Ces contradictions sont elles-mêmes des ‘traces’ de conflits ou des silences qui nous permettent de nous rendre pleinement compte de la complexité et des réverbérations de l’histoire.

Nous aurons soin d’équilibrer les approches sans oublier l’autonomie des acteurs locaux et l’importance des logiques régionales tout en insistant sur le jeu d’échelles. Nous aborderons donc une Afrique des XIXe-XXe siècles face aux impérialismes certes mais qui ne se réduit pas à eux, une Afrique, des mémoires et des corps par exemple, enracinée dans un temps long.

Programme :

Mardi 26 novembre :

Matin

  • 10h-10h30 : café d’accueil, mots d’ouverture, présentation des journées, introduction
  • 10h30-12h : Christian Thibon (UPPA) Modèles et systèmes familiaux, résonnance et dissonance de l'histoire des familles: une anthropologie historique-démographie historique est-elle possible ? (Burundi, Kenya)
  • 12h-14h pause déjeuner

Après-midi

  • 14h-17h : Muriel Champy (Aix-Marseille Université) La transmission des bénédictions familiales dans l'accomplissement personnel : transformations au fil des générations (Kampala, Ouganda).
    •       Aude Franklin (EHEES) (Re)contruire la famille en exil. Une ethographie des foyers et des familles de réfugiés congolais à Kampala. (titre provisoire)
  • 17h-17h30 Conclusion

Mercredi 27 novembre :

Matin

  • 10h-13h : Marie Sebillotte (EHESS) Les trajectoires de l’émancipation dans l’aire kongo: le rôle de la compensation matrimoniale, 1861-1920.
    •       Miles Larmer (Oxford) Making the Urban Family: Social Welfare in the Central African Copperbelt, 1950-1990.
  • 13h-14h pause déjeuner

Après-midi

  • 14h-17h : Gianfranco Rebucini (EHESS) Famille et désir homosexuel au Maroc. Une approche par les masculinités et la classe sociale.
    •       Lucia Sorbera (Université de Sydney) Beyond the Family: Genealogies of Egyptian Feminism.
  • 17h-18h Conclusion

Aires culturelles : Afrique,

Suivi et validation pour le master : Bi/mensuel annuel (24 h = 6 ECTS)

Mentions & parcours :

Domaine de l'affiche : Histoire - Histoire et civilisations de l'Afrique

Intitulés généraux :

Renseignements :

sur rendez-vous uniquement.

Direction de travaux d'étudiants :

sur rendez-vous uniquement.

Réception :

sur rendez-vous par courriel.

Niveau requis :

licence.

Adresse(s) électronique(s) de contact : elenavezz(at)gmail.com, silviabruzzi(at)yahoo.it, hv.medard(at)wanadoo.fr, violaine.tisseau(at)gmail.com, anne.hugon(at)wanadoo.fr

Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 18 novembre 2019.

Contact : service des enseignements ✉ sg12@ehess.fr ☎ 01 49 54 23 17 ou 01 49 54 23 28
Réalisation : Direction des Systèmes d'Information
[Accès réservé]